Notre Dame de Paris : que faut-il construire en premier ?

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15 avril 2019, une date de plus à retenir dans l’histoire de la Ville Lumière. On a eu chaud parce que la Cathédrale Notre-Dame de Paris, plus précisément une bonne partie de la charpente, a pris feu. Même si ni l’origine ni les responsables de l’incendie de ce monument ne sont encore identifiés à l’heure actuelle, architectes et hauts responsables concertent déjà sur la question de sa restauration. Comble de l’histoire, la Cathédrale était en pleine restauration quand le feu l’a ravagé. La question est maintenant de savoir ce qu’il faudra construire en premier. L’ordre des priorités est-il à changer ?

D’une restauration à une autre

Il ne faut pas oublier qu’avant l’incendie, la couverture de la flèche de la Cathédrale qui culmine à 95 m de haut est le principal objet du chantier de rénovation qui a commencé en 2018. 500 000 tubes d’acier constituent l’échafaudage nécessaire pour atteindre le sommet de ce joyau monumental. Des interventions doivent être faites sur d’autres parties pour le moins délicates de ce chef-d’œuvre gothique à l’instar des arcs-boutants du chœur, la sacristie et le chemin de ronde.  Des efforts et des millions d’euros qui partent en fumée en l’espace de quelques heures d’incendie.

Ce que le feu a décimé

À la phase actuelle des enquêtes, il est dit que l’incendie s’est initié dans les combles de la Cathédrale. Les flammes n’ayant pas été contenues par les sapeurs-pompiers, elles ont atteint la charpente et de fil en aiguille la flèche de la Cathédrale. Vers 20 heures la flèche de Notre Dame, affaiblie par les ravages du feu, s’effondre sous son poids. Dans sa chute, la flèche occasionne la destruction de la voûte de la croisée du transept et une partie de la voûte de la nef créant des trous béants. Malgré que ce soit les « seuls » dégâts réellement palpables, c’est déjà une très grosse perte pour Notre Dame parce que non seulement sa reconstruction coûtera des millions d’euros, mais surtout que la totalité des bois originels d’une des plus vieilles charpentes de Paris est réduite en cendre. Il faudra plus d’une dizaine d’années pour la remettre sur pied.

Couvrir Notre Dame : une priorité absolue

Les travaux de bâchage de Notre Dame ont déjà commencé pour ne pas que la pluie aggrave les dégâts déjà causés par le feu. Une bâche de protection est donc déjà en place au-dessus de la voûte de la cathédrale pour empêcher les eaux de ruissellement d’y frayer un chemin et de provoquer plus de dégradation au niveau de ladite voûte et de tout l’intérieur.

Maintenant que l’on peut dire que Notre Dame ou plutôt ce qu’il en reste est hors de danger, place au défi de la reconstruction. Le Président Emmanuel Macron accorde 5 ans pour la reconstruction de la Cathédrale. Un délai pour le moins source de polémique parce que les experts sont loin d’être unanimes sur sa tenue.

Reconstruire la charpente ou la flèche en premier ?

Une chose est sûre dans la restauration de la cathédrale : c’est la complexité des œuvres architecturales à mener. Par contre, si la restauration doit être faite en copiant l’œuvre originale, la question de la priorité ne se pose même pas. La simple logique veut que ce soit sur la charpente et la toiture qui servent de couverture que les travaux à mener en premier soient faits pendant que la voûte ouverte sera couverte par le « parapluie géant » en attendant d’être rénovée et restructurée pour pouvoir supporter la future flèche. Il ne faut pas oublier que ces deux structures sont d’une complexité rare et le savoir-faire d’antan n’est pas forcément à la portée des architectes modernes.

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